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EXPOSITION M² DE COULEURS

Exposition collective du 2 février au 31 mars



Dans le cadre de la 13ème Académie de la Couleur, et sur le thème du mètre carré de couleurs, 6 artistes sont invités à présenter leur démarche picturale. La seule contrainte imposée à ces artistes est la surface d’1m², mais il n’y a ni format, ni couleur, ni autre paramètre coercitifs.

Les artistes :

Bernard BERAUD

Bernard Beraud a été formé à l’école des Beaux-Arts de Grenoble. En 1975, il adhère au Groupe X, et commence dès l’année suivante ses recherches artistiques sur la couleur. Il obtient le Prix Thorlet / Arts-Sciences-Lettres Paris, à 2 reprises, en 1978 et en 1985. En 1987, Bernard BERAUD fonde le groupe Radical, qui ne signera son Manifeste que 13 ans plus tard. Ce groupe « poursuivait ses recherches dans la lignée des constructivistes et des suprématistes, tels Mondrian et Malevitch, avec un traitement des couleurs inspiré d’Itten et de Joseph Alberts avec pour intitulé l’ « Art construit ». » dixit Bernard BERAUD. Ce groupe est désormais dissous et ce dernier continue seul ses travaux toujours dans cette ligne géométrique et constructive.

Jacqueline CARRON

« Ma démarche »

« Ceci est un essai de compréhension de l’Univers de la COULEUR. Où en sommes-nous à l’aube du 3ème millénaire dans la connaissance de la couleur ? Quelles sont les relations entre la couleur, le peintre et la science ? Quelles sont les relations entre le peintre et la société ? Qu’est-ce que la Couleur pour l’homme

Qu’y a t-il de plus émouvant que la vision de l’arc-en-ciel ? Qu’y a t-il de plus extraordinaire que les ondes vibratoires dans lesquelles nous baignons ? Y aurait-il un langage coloré, planétaire pour l’homme à travers les ondes vibratoires lumineuses. Ces arcs- en-ciel, ces aurores boréales, ces spectres lumineux qui surgissent au fond de nos verres, sur le biseau d’une glace, dans une tache de pétrole sont structurés, ordonnés, ont une logique que nous révèlent les scientifiques. Existent alors ces espaces colorés virtuels des scientifiques, je voulais leur donner vie, en faire une œuvre plastique, relier cette pensée intelligente à la matière en y ajoutant l’intuition et la sensibilité. Après de longues années de travail et de recherche , je peins la couleur en étant en elle, voyageant à travers son Univers, cheminant, courant, dansant selon les rythmes variés le long d’un parcours calme ou agité. Les couleurs en marche sur la toile, occupent l’espace, elles absorbent et renvoient la lumière, créant un champ vibratoire et énergétique, un mouvement permanent une mobilité, une instabilité due aux jeux de la lumière et de l’ombre sur la matière peinte. Mais de plus il y a le fait que le spectateur devient le créateur de ce qu’il voit et ressent. A la toile offerte à son regard, vont s’ajouter les phénomènes visuels dus à sa physiologie personnelle, aux lois qui régissent la vision humaine, à sa culture, à son psychisme à son vécu, amplifiant la mobilité, la fugacité, le mouvement, y ajoutant parfois des couleurs virtuelles. Il vit l’interaction des couleurs. La Lumière en osmose avec le regard de l’homme rend la matière vivante ; j’appelle cette peinture : « le Mobil Color Art » L’Art domaine du sensible, s’empare à sa manière des connaissances scientifiques de notre époque, c’est alors que naît une nouvelle expression plastique. La science a dévoilée une partie de l’Univers de l’homme, à l’Art d’en faire vibrer l’Esprit. »

Le 23 décembre 2011 La Combe St Martin Jacqueline Carron D’ucas

Pierre MILLOTTE

« Une couleur, un lieu, une date. Une autre couleur, un autre lieu, une autre date. De proche en proche, les couleurs se fondent ou s’opposent, et sculptent sur la toile non pas le corps d’un individu, mais la mémoire de ses déplacements. Comme des biographies picturales, Calendriers et Parcours de vie de Pierre Millotte traduisent en couleur la chronologie des mouvements d’un individu. Rouge Paris, Bretagne bleue, violette Alsace, Corse orangée, la palette de l’artiste renvoie ainsi à un découpage géographique du territoire. Territoire et réalité qui ressurgissent parfois dans les documents pouvant accompagner les tableaux : textes, photos des lieux, portraits. Ce souci constant d’inventorier et de garder trace de nos vies se retrouve dans toute l’œuvre de l’artiste, comme dans cette série plus ancienne qui, sous forme de plans de ville, recense les lieux de sommeil de diverses personnes. Là encore, la peinture se met au service d’une biographie savamment codifiée et laisse l’éclatement des couleurs insuffler aux tableaux une respiration lumineuse et joyeuse. Que les systèmes de représentations soient chronologiques ou topographiques, leur force expressive se mesure à l’aulne des séries qui en découlent et des surprises qu’elles nous réservent. » Xavier Glikson

Bernard De MONTAUT

« La mer a bercé mon enfance qui s’est déroulée à l’lle de Ré. Les objets de l’océan, les seuls que j’aime, sont d’une grande beauté plastique. Les phares, les bouées, les balises, les galets et les bois flottés ont un rapport harmonieux entre eux et aussi entre eux et moi. Je peins comme on regarde la mer, comme on est regardé par la mer. Ma peinture est tout en verticales, obliques et horizontales. Une géométrie qui rappelle les maisons aux façades blanches, flanquées de volets verts d’une géométrie parfaite qui se détachent comme un décor sur le fond bleu du ciel, les jours d’un soleil éclatant. Pour mon travail sur toile, j’ai commencé à l’huile très diluée, puis je suis passé à l’acrylique qui convient bien aux grands aplats. Mes toiles sont à la dimension de grands horizons, jusqu’à 4m. Les papiers, collages, pastels, gouaches sont plus intimistes, tout en restant géométriques et attachés aux couleurs exclusivement jaune, vert, bleu. Pour moi, l’abstrait et le géométrique de "l’art construit" ont une résonance intérieure et j’aimerais que l’on observe mes peintures de la même façon qu’un jardin zen. »

Marie-Pierre SERVANTIE

Marie-Pierre Servantie, ne se dit pas peintre. Sa recherche permanente et son usage de la couleur en urbanisme et en architecture la conduisent vers l’abstraction. Nous sommes au delà du cadre du tableau. L’Architecture n’est que forme et matière appréciée par la seule beauté de ses lignes et de ses couleurs. L’équilibre et les rapports harmoniques sont les premières qualités de la beauté architectonique. Son travail met en scène des contrastes de proportion, de chaud/froid, de complémentaires pouvant servir d’exemple et d’inspiration. Dans le cadre de la 13ème Académie de la Couleur l’œuvre présentée s’intitule “ Vert-écarlate”.

Sébastien THEBAULT

Ce qui intéresse Sébastien Thébault, c’est la subversion de la figuration. L’accord est réalisé quand les éléments sont à la fois individuels et inséparables. La peinture commence s’il arrive à l’accord. Sa palette de couleurs va du ton sur ton presque imperceptible à l’intensité la plus énergique. Sébastien THEBAULT accorde un soin tout particulier aux zones de contact entre les différentes couleurs parce que « c’est là que ça se passe ». Un moment canalisé par un passage vibratoire entre deux tons. C’est tout.

Ouverture du mardi au samedi de 11H 12H30 et de 14H à 19H et sur RDV au 06 86 71 16 11

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