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Archives : CARNET DE VOYAGE BORDEAUX-SHANGHAI 2004

Relier l’Atlantique au Pacifique, c’est l’extraordinaire aventure que nous vous proposons. Un raid 4X4 haut de gamme avec hôtels 3 et 4 étoiles, bivouacs en terres vierges, activités culturelles et ludiques, paysages somptueux et personnages étonnants, voici en quelques mots ce qui vous attend.

Une « entre-parenthèses » de 40 jours, un raid où il n’existe d’autre dépassement que celui de soi-même, pour une aventure sécurisée où la notion de challenge sera culturelle.

BORDEAUX-SHANGHAI représente 14.000 kilomètres d’un voyage d’exception, une véritable aventure où le rêve, l’inédit et l’insolite s’entremêleront subtilement. C’est la promesse d’un rêve d’infini, un rêve auquel il vous faut sérieusement songer.

Le concept de ce raid est signé Daniel BOULOGNE, grand expert en mécénat culturel et habilleur de nos cités. Très attiré depuis toujours, par les grands espaces inviolés, qu’ils soient maritimes ou terrestres, c’est à François WILLEMIN, spécialiste du tout-terrain et fondateur de l’Ecole de Pilotage 4X4 Toyota, qu’il a confié la direction technique de cette expédition.

J.P. RONCOLI Voyages et motivation



Avant-propos



Quand je recherche d’où me vient le goût du voyage, je pense aussitôt à Henri Millet, mon professeur d’Histoire géographie du collège Saussure, dans le XVIIème arrondissement. Monsieur Millet avait beaucoup voyagé, en Afrique noire surtout, et je garde le souvenir ému des livres reliés de toile de jute, au papier épais, un peu jaune, illustrés de ses croquis, dans lesquels il avait raconté ses découvertes.

Ma mère a retrouvé récemment un carnet que j’avais soigneusement tenu vers mes 18 ans, à l’époque où j’étais moniteur de voile au Touring Club de France, et dans lequel j’avais noté scrupuleusement mes plans de préparation d’un grand voyage en voilier autour de l’Afrique. Chaque étape était sérieusement étudiée, port après port, j’avais même envisagé des remontées de grands fleuves pour pénétrer l’Afrique profonde...

Ce voyage était resté sur le papier, oublié au fond d’un carton, mais l’appel de l’ailleurs était bien là, l’envie de mettre mes pas là où personne n’avait marché, tout comme quand, enfant, j’adorais courir dans la neige fraîche, immaculée.

De cette époque de l’enfance date aussi mon premier grand rêve, le passage mythique du Cap Horn au milieu des tempêtes et des courants contraires. Ce rêve là sera enfin réalisé au tournant du millénaire, le 11 décembre 2000, jour de la saint Daniel, à bord du Pen-duick VI du maître Eric Tabarly. J’allais avoir 50 ans -le milieu de la vie, je suis toujours optimiste- et je ne pouvais rester plus longtemps assis sur ma valise de rêves.

Tombé tout jeune dans la peinture en bâtiment, à une époque où il était encore normal d’adopter le métier de son père, j’ai monté quelques 18 sociétés en 14 ans, peint des milliers de mètres carrés de murs, connu tous les succès et les emmerdements qui vont souvent avec...et ma soif de voyage ne s’était pas vraiment étanchée avec mon séjour aux Antilles, sous les drapeaux, ou avec les multiples voyages semi-professionnels qui avaient émaillé ma carrière industrielle.

Je me rendais subitement compte que la peinture n’était peut-être pas ma véritable trajectoire.

Le bon marin sait toujours redresser la barre et, pour rattraper le temps perdu, j’ai tout de suite vu grand : départ de Nantes vers Santiago du Chili, en voilier, par le Horn, en emmenant toute ma petite famille. Le projet n’a pas soulevé l’enthousiasme souhaité mais l’idée était lancée et, pour mes 50 ans, amis et parents se sont cotisés pour m’offrir le plus beau cadeau soit : le passage du Cap Horn, mon rêve d’adolescent.

Loin de rassasier mon goût de l’ailleurs, loin d’épuiser mes rêves, ce voyage au long cours m’avait mis trop d’air frais dans les poumons et, dès le retour en France, l’idée de préparer un long raid, terrestre cette fois, s’est imposée naturellement.

Dans un premier temps, et plus modestement, j’allais faire mes gammes : je décidais de partir enfin avec mes enfants, au Maroc cette fois, et c’est dans ce but que j’ai acheté ce fameux 4x4... Le mal était fait : on ne s’assoit pas impunément derrière ce volant. Attention, le coup de folie, l’envie de fugue risque de frapper les plus casaniers.

De retour du Maroc, c’était décidé, j’allais organiser une grande croisière terrestre. Et celle là n’allait pas rester dans un carton, comme le tour d’Afrique de mes dix-huit ans.



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